Communiqué de presse de Ronan Dantec, à la suite de l'annonce de l'abandon du transfert de l'aéroport du grand-ouest à Notre-Dame-des-Landes.

Abandon de NDDL, Ronan Dantec salue la décision courageuse d’Édouard Philippe.

Je salue la décision courageuse du Premier ministre, Édouard Philippe, qui malgré les pressions, a choisi l’intérêt général en abandonnant le projet absurde et anachronique d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Cette décision répond aux enjeux de protection de l’environnement, à la fois sur le respect de la biodiversité exceptionnelle du site, la lutte contre l’effet de serre et le refus de l’artificialisation des terres agricoles. C’est aussi une économie importante pour les deniers publics, puisque les expertises menées par l’État lui-même, dans le cadre de la médiation, montrent que le réaménagement de Nantes-Atlantique coûtera 350 millions d’euros de moins.

Je souligne la vision précise développée par le Premier ministre pour l’avenir du Grand-Ouest et le transport aérien. Enfin, l’État propose une stratégie cohérente de mise en réseau des aéroports bretons (Rennes, Nantes et Brest) et rappelle que les long-courriers ont vocation à décoller d’Orly et de Roissy. C’est l’argumentation que nous développons depuis des années. Aussi, j’appelle les élus du Grand-Ouest, qu’ils aient été pro ou anti-NDDL, à se rassembler pour demander l’amélioration des liaisons TGV vers les aéroports parisiens (barreau de l’Essonne, aérogare TGV d’Orly...).

Cette décision ouvre la voie au retour à l’état de droit sur le territoire de Notre-Dame-des-Landes, ce que défendent les élus locaux et les principales associations d’opposants. Cette sortie de crise nécessite néanmoins un dialogue entre l’État, les élus et les associations locales. L’annonce du Premier ministre sur la restitution des terres agricoles est de nature à faciliter ce retour rapide à l’ordre public. J’appelle à la réouverture rapide des voies de circulation.

Plus généralement, il faudra aussi tirer des leçons de ce dossier ubuesque et d’un mode de décision publique inadapté. Information préalable complète, débat contradictoire, respect strict des contraintes environnementales, renforcement des contre-expertises indépendantes des maîtres d’ouvrage, doivent demain guider l’instruction des grands projets, pour éviter de reproduire les errements de ce dossier.